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mis à jour le 29-06-2008
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René Binamé, Les Slugs et ceux qui passent.
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Lun 14 juil, Deux-Acren
l'orchestre tout puissant marcel duchamp @ Le Bâtiment
Mar 15 juil, Louvain-la-Neuve
l'orchestre tout puissant marcel duchamp @ les bulles
Ven 25 juil, Bruxelles
les slugs au dada @ Dada
Ven 3 oct, Lessines
binamé gxp @ Centre Culturel René Magritte
Jeu 23 oct, Louvain-la-Neuve
Bak XIII @ écurie de la ferme du Biéreau
Ven 31 oct, Dijon (F)
rené binamé @ Espace Autogéré des Tanneries
Une petite série de photos par MumuDIY
au Sans Réserve à Périgueux le 31 mai 2008.
Toute la gang des René Binamé, c'est Binam' R-man Smerf et Boris, mais c'est en trio qu'elle joue, et Marcor n'est jamais bien loin, et si le son est bon c'est souvent grâce à Vinch, et par-dessus tout y a vous.
Voilà la version fille
des t-shirts René Binamé, S-M-L-XL, avec un dessin de Myriam imprimé devant, disponibles à la distro, en live et bientôt en ligne.
La fédération Anarchopunk a sorti une compilation deux CDs avec 40 groupes et un livret A4 de 64 pages avec des pages de présentation de chaque groupe et un long texte sur l'histoire du mouvement anarchopunk en France. Cette double compilation accompagnée d'une affiche est au prix de 8 euros.
20 Minutes de Chaos... Agora... Apatride Bunker... Aside... Attentat Sonore... AZF... Binaire... Civil Agression... Coche Bomba... Desert Culturel /Flagrants d'Eli... Foetus Party... Haine Brigade... Heyoka... Karnaj... Kochise... Koroll... Nacht und Nebel... Nada... Nagasaki by Night... Nocif... No Reason Voices /No Tome to Lose... Pariapunk... Parkaj Mental... Pekatralatak... Phase Terminale... Primitiv Bunko... Psycho Squatt... René Binamé... Samizdat... Scraps /Lasociété a mauvaise haleine... Soupe aux clous... SS20... Urban Blight... Usual Suspect... Utopia... Verdun... La Veru Berlue
Les infos sur où et comment se la procurer sur le site de l'APF
Et revoilà des t-shirts René Binamé,
S-M-L-XL-XXL, avec un dessin de Myriam, imprimé devant ou derrière, disponibles à la distro, en live et en ligne.
Nouveau, presqu'encore chauds sortis de la presse, des badges,
plusieurs modèles, disponibles à la table à Marcor et/ou, juste à côté, en dessous, au-dessus, autour et au milieu,
à la distro introuvable et désormais trouvable à la distro en ligne.
Aredje, mi-toile mi-papier, ni zine ni label
agenda arbitraire 00 > 62 s'abonner
La « bande » a bon dos
mis en ligne le 29-06-2008
Un nouveau pétard mouillé pour justifier les lois liberticides
Le 5 juin, la Belgique était tirée du sommeil par une nouvelle « alerte terroriste ». Quelques personnes avaient été réveillées un peu plus tôt. A 5h, des unités « anti-terroristes » débarquaient chez Wahoub Fayoumi, Pierre Carette, Betrand Sassoye, Virgine D. (relâchée le soir même) et Constant Hormans pour les appréhender et perquisitionner chez eux. Abdallah Ibrahim Abdallah, lui aussi recherché, se rendit de lui-même au commissariat. Le 6 juin, c’était au tour de Jean-François Legros d’être interpellé.
Des arrestations sans convocation préalable, menées par des policiers cagoulés, armés et n’hésitant pas à braquer leurs armes sur des mineurs. PC, GSM et quantité de documents saisis. Ecoutes téléphoniques, surveillance des déplacements et des comptes bancaires. Des « suspects » transportés, sirènes hurlantes, visage masqué et menottes aux poings vers un lieu secret, sans possibilité de contact avec leurs proches ni avec des avocats, soumis à un régime de détention spécial… Ces méthodes laissaient entendre que de dangereux individus auraient été interceptés.
Au compte-gouttes, le Parquet fédéral divulgua des « informations » dont le relais médiatique suscita des interprétations délirantes, nourries d’amalgames, d’anachronismes, de sensationnalisme et de fantasmes. Il fût ainsi question de deux anciens membres des CCC qui n’auraient pas respecté leurs conditions de libération et auraient eu l’intention de se reformer ou de « replonger dans le terrorisme » via une organisation italienne — qui n’existe pas en tant que telle et qui n’a fait l’objet d’aucune condamnation (c’est l’hypothétique intention de créer cette organisation qui est à l’instruction en Italie). Le scénario de tous les dangers fut entretenu par les descriptions des autres personnes interpellées : deux redoutables « grands bandits » et un mystérieux « Libanais », une journaliste présentée par pure spéculation comme la compagne de Carette. Selon l’hypothèse du Parquet fédéral, des explosifs auraient été retrouvés dans la « planque » de Sassoye ; une réunion aurait rassemblé les « suspects » et des « terroristes » italiens ; la justice italienne aurait transmis des écoutes téléphoniques compromettant les militants belges ; des courriels émis par Sassoye étaient cryptés…
Mais ces « preuves » ne résistent pas à l’analyse. Et les pièces du « dossier terroriste » s’écroulent les unes après les autres…
Les CCC n’existent plus depuis 1986. Les faits et gestes de leurs ex-militants sont connus de tous, notamment de leurs agents de probation qui n’ont jamais signalé de contravention à leurs conditions de libération. Carette, mis dans le même panier que Sassoye pour créer l’amalgame « CCC », n’est en fait pas lié à l’enquête qui a suscité les arrestations. Il a d’ailleurs été libéré ce 18 juin par le tribunal d’application des peines.
Les « explosifs » trouvés lors de la perquisition à la brasserie où travaille Sassoye n’étaient que de simples feux d'artifice achetés pour une fête de mariage.
La « réunion » où certains inculpés auraient rencontré des « terroristes » italiens s’est avérée une conférence publique dans un café du centre-ville dont la vidéo a été postée par ses organisateurs sur Internet.
Les écoutes téléphoniques italiennes relatives aux militants belges semblent en réalité n’avoir jamais existé : la justice italienne a seulement transmis des comptes rendus « d’écoutes d’environnement » dans un café, où sont évoqués des « flamands efficaces » sans aucun nom cité. Aucun des arrêtés de juin n’est d’ailleurs néerlandophone.
Quant au cryptage des courriels, il s’agit d’un procédé non seulement légal, mais aussi conseillé face au piratage et pratiqué par des banques, des ONG…
Il apparaît que les données rassemblées et la surveillance intrusive effectuée pendant un an grâce aux « méthodes particulières de recherche » n’ont pas révélé un seul élément justifiant cette opération musclée. Rien, si ce n’est quatre photos d’identité retrouvées sous des salades en Italie. Rien qui légitime arrestation ou détention préventive : une simple convocation par la juge aurait suffi.
C’est d’ailleurs ce qu’a confirmé la Chambre du conseil le 11 juin et la chambre des mises en accusation le 26 juin en décidant de libérer trois des quatre inculpés. Mais par l’acharnement du Parquet, qui « veut donner une chance à l’enquête » (sic), quatre personnes restent poursuivies et l’une d’entre elle (Sassoye) est toujours incarcérée. Toute ressemblance avec l’affaire DHKP-C – qui malgré les acquittements se voit repartie pour être jugée une quatrième fois – est purement fortuite…
Pour nous, la question n’est pas de se positionner par rapport aux idées défendues par ces cinq personnes. Leur organisation (Secours Rouge) développe des activités publiques et légales de solidarité avec des victimes de la répression politique. Leur démarche s’inscrit dans une optique marxiste mais, jusqu’à nouvel ordre, cela n’est pas (encore) illicite dans un Etat de droit.
Nous ne pouvons accepter la répression de ces militants en raison de leurs seules idées et sympathies, pas plus que le message adressé à la population sur leur dos. La justice n’a rien à leur reprocher, si ce n’est des « délits » d’opinion, de solidarité et d’association, institués par les lois anti-terroristes en vigueur depuis 2003, alors que la Constitution et les conventions internationales garantissent ces droits fondamentaux.
Il serait aussi trop facile de se désintéresser du sort des « cinq solidaires » sous prétexte du passé judiciaire de certains. Ils ont été jugés et la justice ne revient pas sur la chose jugée. Ressortir leur passé aujourd’hui n’a d’autre objectif que d’effrayer la population autour d’un scénario monté de toutes pièces par le Parquet fédéral.
Il faut arrêter cette nouvelle mise en scène menée au nom de la « lutte anti-terroriste ». On se rappellera que, jusqu’ici, toutes les menaces invoquées à ce titre se sont révélées inconsistantes (la dernière en date étant l’alerte de niveau 4 qui a perturbé les fêtes de fin d’année). Les premières affaires montrent que le Parquet a d’abord essayé d’asseoir la légitimité de ces dispositifs en s’attaquant à des figures supposées moins populaires : communistes, étrangers, musulmans ou anciens auteurs de faits d’armes. S’agirait-il d’inquiéter la population pour mieux pouvoir la rassurer ensuite et justifier les dispositifs non démocratiques et les budgets colossaux déployés au nom du contrôle des populations et de la guerre au terrorisme ?
Les lois anti-terroristes sont des lois d’exception, liberticides. Elles permettent de criminaliser l’opinion politique, le militantisme et la solidarité. De plus, elles sont superflues : les actes qu’elles sont censées réprimer le sont déjà par d’autres dispositions du droit pénal. Ces lois sont dangereuses et produisent des effets néfastes, actuellement bien plus que les prétendues menaces terroristes. Si nous ne réagissons pas, ce sera demain n’importe quelle organisation politique, syndicale, non gouvernementale ou altermondialiste, n’importe quel citoyen engagé ou ayant simplement parlé au cousin de la belle-sœur de l'oncle d'un suspect lointain qui pourra être surveillé, qualifié de terroriste et arrêté.
Carte blanche publiée ce 28 juin dans "La Libre Belgique" et signée par une centaine de personnalités du monde académique, associatif, artistique, syndical, journalistique et politique
s5s.hautetfort.com
toutes les brèves
Vous vous doutez sans doute qu'on est pas des fans de la pétition et certes pas de lapetition.be, et pourtant on va vous inviter à en signer une, pas dans l'espoir qu'une autorité quelque part plie sous les signatures, mais tout bêtement pour exprimer notre soutien à l'équipe du magasin 4 !
Combien de concerts seraient impossibles et de tournées compromises sans lui ! Beaucoup ! Trop !
C'est pas pour rien qu'au long de ses 15 premières années, on a joué au Magasin 17 fois avec René Binamé et 11 autres avec les Slugs.
Qu'on vive à Bruxelles ou ailleurs, on a besoin de ce lieu (et de plein d'autres).
Leur site : www.magasin4.be
Yeah ! IL EST SORTI, en cd et en vynile
Il est disponible par correspondance
chez nous www.aredje.net/distro
chez www.folkloredelazonemondiale.fr
chez www.malokadistro.com
Y a intérêt à l'acheter chez nous si t'habite en Belgique, chez FZM ou Maloka si t'habite en France.
Et sinon à l'acheter à nos concerts pour éviter les frais de port, ou en magasin là où il se trouvera.
En Belgique, il sera disponible chez tous les disquaires, distribué par Bang!, au moins sur commande, au plus tard mi-mars.
Absurde !
L'enregistrement de l'album s'est étalé sur des mois et des mois, des lieux et des lieux.
Il a impliqué, plus ou moins dans l'ordre, Bini, Rman, Smerf, Rachel, Magali, Nic, Ferry, Vinch...
Et pourtant, il n'y a et il n'y aura donc, en tout et pour tout qu'une seule photo que voici.
Une petite pause pour l'un d'entre nous : il se reconnaitra, c'est sûr, mais peut-être sera-t-il le seul.
Clique dessus pour la voir en entier et en grand (si tu veux).
Ah ! Si le communisme était perçu pareillement à un apprentissage du doute et non comme le croient quelques dogmatiques résumés au seul échafaudage de certitudes, psalmodiées, vociférées en patientant dans l'espérance du matin du grand soir. Anars ou stals, finalement ils ont fait de cette attente une religion, avec sa liturgie, son catéchisme, ses pélérinages, ses kermesses, sa bonne conscience et ses bondieuseries ridicules.
Jann-Marc Rouillan, « Glucksamschlipszig, le roman du Gluck »,
L'esprit frappeur, p. 68.