2012 64

2007 63

2006 62

2005

2004 61 60

2003 59 58 57' 57

2002 56

2001 54' 54 53 52

2000 51 50 49 48

1999 47 46 45 44 43

1998 42 41 40 39 38 37

1997 36 35 34 33 32 31

1996 30 29 28 27 26 23 22 21 20

1995 19 18 17 16 15 14 13 12 11

1994 10 09 08 07 06 04 03

1993 02 01 00

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Aredje 48, mai 2000

Edito

Horreur, le dernier Aredje date de novembre 1999. C'est pas très sérieux, mais si nous étions sérieux, ça se saurait.

Quoi de neuf ? Deux CD (Emacralaedje et Minutes out of Limbo) auxquels René Binamé a participé. On parlera aussi des secousses sismiques chez Les Slugs, de ce que le capitalisme fout dans nos assiettes, du Festival de Résistance (avec Binamé) à Lausanne, de bavure policière et d'expulsion de squatt à Dijon, de l'album Pour en finir avec le travail, d'Internet envahi par le commerce et de quelques zines glanés par-ci par-là. Avec un journal de Marcor, particulièrement copieux et touffu, ça nous fait un bien bel Aredje plein de pages.

Quant à l'album Kestufé du Week-End des Binamé, il avance (incroyable) et est toujours annoncé pour la rentrée, mais on ose enfin préciser laquelle (celle de septembre 2000).

Binam'...

Les Slugs

On savait depuis longtemps que le concert d'anniversaire des 20 ans des Slugs serait le dernier de Jeff, qui rêve de lendemains plus ska. Par contre, nul ne prévoyait que le suivant, au Télégraphe à Ath, serait le dernier de Von.

On s'en tiendra pudiquement à la version éculée de la divergence musicale vu qu'il y a déjà divergence quant aux raisons mêmes de ce clash et jusqu'à son interprétation. Hé non, ça ne s'est pas conclu dans la bonne humeur.

Les prochains concerts des Slugs nouvelle formule, avec deux " babas " et deux " punks ", seront donc les premiers de Geoffroy (Woodstock). Avec tant de long pwèls sur scène à Cerfontaine le 26 mai et à Fléron le lendemain, Gilbert ne saura plus où donner de la cisaille.

Binam'...

Compile wallonne... emacralaedje

MalimprèyeRené Binamé" René Binamé si dit voltî anarcho-punk, pwaerté so les tchansonetes eyèt les årguedinnes... René Binamé amoncele les concerts dins les grandès veyes come les ptits viyaedjes... René Binamé tchante è francès, è walon èt minme è flamind, mins nén è l' inglès. I n' fait nén voltî come tot l' monde... René Binamé n' voet nén voltî li capitalisse, ni l' ovraedje, ni les cårs... René Binamé inme mî li veye, l' amour, li solea, les fleurs, li bire, li fiesse... René Binamé a ponu, inte des ôtès sacwès, deus plakes antipapisses, on mexhon di tchansons anårchisses, sacwantès plakes di Noyé... René Binamé apresteye co todi ene novele plake pol " rintreye ". Li cene ki vént si lomrè Kestufé du Weekend, avou des tchants revolucionaires, des tchansons d' amour, des årguedinnes po-z enonder des fîvreusès farandoles, tot plin des tubes di l' esté, mins nén ddja ene riprîjhe, minme da Julos Beaucarne... Oufti !.. René Binamé est so tos les fronts: so plake, bén etindu, sol sinne, bén veyu, å bar, bén bwevu, dins vos boesses ås letes, divant l' måjhon, so vosse deure plake, avou si zine Aredje, eyèt co sol rantoele avou si waibe http://altern.org/aredje (depuis, l'adresse est devenue www.aredje.net)... "

Dino Forlane Bleuze BindeBruno PicartC'est ainsi que René Binamé est présenté dans le dossier de presse du cd Emacralaedje, la compile de chanson wallonne éditée par Li Ranteule (= la toile), une asbl qui s'efforce de promouvoir la langue wallonne hors des sentiers battus.

Le wallon est le seul lien entre les quatre groupes-chanteurs du disque : si Binamé fait du Binamé, Malimpreye fait dans le médiéval à la Madredeus, le Dino Forlane Bleuze Band fait dans le blues ultime et Bruno Picard chante ses chansons à la québécoise.

Ces présentations à l'emporte-pièce valent ce qu'elle valent. Elles sont sans doute un peu grossières mais vous donnent une idée de la variété du contenu d'Emacralaedje.

Djîle Copiche, Depårt pol Californeye et Li vî blanc tchvå, les trois chansons inédites que René Binamé eyèt les Rowes di Rcandje a enregistrées fin 1999 vous rappelleront peut-être le 45t wallon consacré à " l'affaire royale " que nous avions sorti il y a quelques années. Bien vu , bien entendu, c'est bien Lorint, notre guitariste tintinnabulant de l'époque qui est collé au micro et à la gratte tandis que R-man, son flamand de successeur tient une autre guitare, que je me contente de la batterie et que le synthé est en vacance. Soulignons cependant l'incro-yâ-ble audace d'un titre hyper dépouillé pour lequel ne survécurent au mixage que quelques bribes de guitare acoustique et quelques coup de toms et de distorsions, le reste cédant la place à une ligne de basse synthétique du plus bel effet. Pas mal.

Le disque est disponible en magasin via Bang!, notre distributeur préféré, mais bien sûr itou au stand et par VPC via la double filière assez guégué de Marcor qui vous le cédera à 400 balles.

Binam'...

Compile US...

Minutes out of limboEntrons dans les coulisses. La réalisation de cette compile a fonctionné comme suit : Broken Ear / L'Oreille cassée, zine et label et site sur la toile, contactait des groupes un peu partout jusqu'à ce qu'il y ait assez de groupe pour payer pressage (chacun a mis 2000 FF dans le projet et a reçu 200 cd).

Surprise totale donc, pour nous, pour les autres groupes, pour Broken Ear aussi (mais pour eux, c'était petit à petit, au fur et à mesure des arrivées des morceaux).

Le résultat est un cd de 61 minutes avec 8 groupes de 6 pays, 31 titres en tout. Du tout bon (j'aime beaucoup Whiskey Sunday), du à peine moins bien (Perdedores et Scrotum), du bof (pour moi en tout cas) mais malheureusement aussi du douteux (Usual Suspect, j'aime pas leur morceau sur les supporteurs du Rangers et du Celtic).

Quant à nous, nous avons refilé à Broken Ear 3 titres enregistrés au Magasin 4 à Bruxelles le 14 février 1998 (et non le 4 comme il est écrit sur la pochette. J'ai vérifié dans la liste de Marcor, le 04-02, il en était à son 811ième concert : Green Day et D Generation à l'Ancienne Belgique), bon son, bonne ambiance et tout et tout, ça le fait : Vocations, La Moustache et Odeur de Sainteté (ce jour-là, Fidel Castrue).

La compile est disponible à seulement 5$/30FF port compris chez Broken Ear (est-il possible d'être plus clair, le profit n'est pas le but du jeu) et à 100 BEF port non compris chez nous (chez Marcor, Stand et VPC).

Ci-dessous, la présentation des groupes par Broken Ear himself, vous trouverez des échantillons MP3 sur leur site (http://www.multimania.com/brokenear/) mais à mon avis ça vous coûtera plus cher en communication téléphonique que d'acheter directement le cd.

Binam'...

Nous Subterfuge : ils sont Suisses et ne font que des instrumentaux. Un dialogue basse/batterie qui fait penser a un free jazz avec une puissance Hard Core. Les trois titres raviront les amateurs de NoMeansNo et tous ceux qui aiment sortir des sentiers battus. Ils ont aussi sorti un cd.

11 Acres : ce trio vient de l'Ohio et joue un HC mélo très a la mode en ce moment mais ils le font bien et prennent même le temps de faire des breaks plus lents au cours des quatre morceaux. C'est leur premier enregistrement mais un cd devrait bientôt sortir.

The Maze : on continue dans le HC mélodique mais cette fois, il vient de Québec. The Maze distille un HC fortement influence par les années 80 qui lui donne une touche métal et un vif tranchant comme on n'en entend guère ces jours ci. Ils ont quatre chansons et de beaux jours devant eux.

Whiskey Sunday : et si Asta Kask avait fait du HC mélodique ? Whiskey Sunday ravive un genre ou la mélodie est toujours présente mais les atmosphères sont moites et malsaines. HC mélo pour adulte ? Six titres et pas un de mauvais. C'est leur premier enregistrement, le prochain sera sur Very Small Rec.

Perdedores : ils viennent de Brasilia et contrairement à leurs comparses, ils continuent à chanter en Portugais et à jouer un HC basique et donc intemporel. Après un 45t autoproduit, voila cinq chansons à chanter en choeur.

Scrotum : ces Français sont hors du commun. Leur son parait tout droit sorti du début des années 80 et leurs textes sont bien loin du punk de carte postale. Ajoutez à cela des personnalités hautes en couleur et un goût pour l'esthétisme. Quatre titres qui résistent aux étiquettes.

René Binamé : la Belgique est un univers parallèle: on y pratique le punk avec des synthés et on y ridiculise les institutions à coup de calembours. Ces keupons là savent agiter les foules et communiquer l'anarchie. Trois titres en concert avec un gros son.

Usual Suspects : comment mieux conclure qu'avec deux bons titres de Oï dont les refrains restent longtemps gravés dans la mémoire ? Après deux 45t et déjà beaucoup de titres, ces skins Français sont passés maîtres en la matière (ndbin : de quoi ?).

Lausanne... festival de résistance

L'Espace Autogéré de Lausanne est le genre d'endroit où René Binamé aime jouer. Comme à La Zone, Chez Zelle, au feu-Centre Social, pour prendre des repères belges, la fête tente d'être autre chose qu'un défoulement de fin de semaine.

Présentation du lieu, du festival de résistance auquel nous avons participé début avril et du Reclaim the Street du 3 juin prochain.

En réponse à l'absence de lieux permettant de créer et développer des activités non commerciales à Lausanne, un groupe s'est constitué et a fondé l'Espace Autogéré.

Le 17 juin 1993 une maison est occupée. Des bouffes populaires y sont organisées, ainsi que de nombreux concerts anti-profit, un bar, des projections vidéo et un infokiosk (presse alternative, salle de réunion, débats...). L'autogestion de l'espace s'exprime par le fait que les décisions sont prises par tous et toutes, de manière non hiérarchique et que toutes et tous participent à la plus ou moins bonne marche de l'Espace Autogéré.

La réalisation imminente de travaux sur ce site et le permis de démolir de la ville débouchent sur une évacuation musclée le 27 octobre de la même année (7 ans après, les travaux n'ont toujours pas débuté). Deux semaines plus tard une manifestation de 300 personnes se termine sur l'occupation d'une ancienne carrosserie ou recommencent toutes les activités. Un an après, la ville décide de la démolition d'une partie de la maison, pour cause d'insalubrité.

Suite à des négociations, l'Espace Autogéré prend possession de l'ancien dépôt des bus, dans le quartier de Prélaz, en juillet 1995. Depuis, y sont groupées toutes sortes d'ateliers et d'activités, tout cela en essayant de maintenir un esprit d'autogestion, sans aucun sponsor, et dans un esprit de refus de la logique du profit.

Aujourd'hui, notre lieu d'activité est menacé de destruction. Dans quelques semaines, l'économie de marché entend reprendre possession du terrain occupé par l'Espace Autogéré, afin de le rentabiliser en y installant un supermarché et des appartements... Nous ne sommes pas à vendre.

Lausanne risque donc de perdre un de ses rares lieux de vie et culture alternative. Nous n'avons pas l'intention de nous laisser écraser par les rouleaux compresseurs du système économique. Le syndic J-J Schilt, qui dirige également le futur projet immobilier, nous a sommés de partir au 31 mars 2000. Nous lui avons répondu en organisant un Festival de Résistance du 30 mars au 2 avril, qui a attiré entre 400 et 1000 personnes par soirée.

Suite à diverses oppositions, le projet immobilier a été retardé de 2 mois, et la date de notre évacuation est maintenant fixée au 5 juin ! Nous organisons donc une Reclaim the street le 3 juin. infos prochainement.

http://squat.net/espaceautogere/

Surbouf-mébouffe

Si je ne suis pas tout à fait sûr que les Organismes Génétiquement Modifié soit le pire de ce qui finit dans nos assiettes, il n'en reste pas moins qu'ils constituent un exemple parlant des " dérives " de l'industrie de l'alimentation ( Est-ce la peine d'entamer une énumération ? Nous avons tous en mémoire les gros titres des scandales " successifs " et devinons tous qu'il y a bien d'autres " affaires " qui n'accèdent pas aux premières pages ).

Mais parlons d'autres choses. D'une crevette pêchée en Hollande, par exemple, qui part se faire éplucher en Turquie avant d'atterrir dans les rayons de nos supermarchés préférés, conditionnée en barquette de 150 grs : l'exploitation d'une main d'œuvre meilleur marché, plus flexible, " justifie " la débauche de transport (camions, diesels,... ), les " exigences " du marketing " justifie " la débauche d'emballage, la publicité crée le " besoin " de consommation, tout est pour le mieux au rayon crevette, profitez des promotions.

Qui décide en matière d'OGM et d'agriculture en général ? Qui oriente les recherches ? Qui nous prépare quel futur ? A quoi devons-nous nous attendre lorsque la logique débile du profit écrase toute autre considération ? On verra, les expériences sont en cours, nous en sommes les cobayes.

Binam'...

Dimanche 7 mai, quelques Ennemis du Meilleur des Mondes Transgéniques vous invitent à participer à une " journée champêtre de rencontre et de protestation contre la dissémination dans la nature des OGM " à Wépion.

Conférence le matin dès 10h45. Débat de 13h à 13h30 (un peu court, non ?). Pique-nique sans gêne à 13h30. Seeds-Party à 15h30 (like a Street Party : cortège festif, musical et combatif) : prenez votre costume de savant fou, votre masque de tomate mutante et votre instrument de musique, nous aurons les nôtres !

Infos pratiques chez intercage@voila.fr

Internet. Commerce obligatoire

Un texte pioché sur www.altern.org. In-ternet ne devient pas spontanément un centre commercial, ça travaille ferme en coulisse.

L'assemblée nationale (française) vote l'in-terdiction de l'hébergement gratuit des sites web.

Résumé... Les auteurs de sites web doivent donner leur identité à leur hébergeur préalablement à toute communication publique. En l'absence d'identification les hébergeurs sont responsables des contenus. En conséquence, l'hébergement gra-tuit sans contrepartie commerciale est condamné.

L'assemblée nationale a voté un amendement sur la responsabilité des hébergeurs de sites. Sous des allures sympathiques, cet amendement force l'autocensure des auteurs et accroit la responsabilité des hébergeurs.

Mme la Ministre : " Le sous-amendement 385 rectifié instaure une obligation d'identification des services en ligne effectuée directement auprès du public ou indirectement auprès de l'hébergeur pour les particuliers désireux de conserver leur anony-mat. L'hébergeur doit s'assurer que cette obligation a bien été respectée. "

Ce vote intervient après un vote du sénat qui prévoyait l'obligation pour les hébergeurs de com-muniquer l'identité d'un auteur à tout tiers intéressé sous peine de six ans de prison. (Un employé fait un site contre son employeur... l'employeur me té-léphone pour avoir son nom... si je ne le lui donnes pas, c'est six ans de taule)

Tous les sites web pour lesquels l'identité de l'auteur n'est pas connue à priori sont légalement sous la responsabilité éditoriale de l'hébergeur. En pratique, depuis ces votes, tous les sites hébergés sur altern.org sont sous ma responsabilité. Idem pour les autres hébergeurs français qui n'ont pas fi-ché leurs utilisateurs. Pour me dégager de cette responsabilité je devrais obtenir l'identité de chacun des 48000 utilisateurs de altern.org. Seul les gros-ses entreprises seront capables de se mettre en conformité avec cette loi. Altern.org et les autres indépendants sont condamnés.

Bien sûr le e-commerce va être content, quoi de mieux qu'un fichier client que la loi vous oblige à constituer en vous laissant toute latitude pour l'ex-ploiter commercialement. Les auteurs, eux, vont s'autocensurer comme jamais puisqu'ils ils risquent de voir leur nom révélé à n'importe qui n'importe quand.

Cette loi n'a pas pour objet de permettre l'identification des auteurs de contenu réprimé, on y arrive très bien aujourd'hui, à ceci près qu'il appartient encore à la justice de retrouver l'auteur, demain ce sera l'obligation de l'hébergeur, dans son nouveau rôle d'auxiliaire de police. [...]

Concernant le futur de altern.org, il est hors de question que j'accepte de fermer mon serveur pour le bon plaisir de ceux qui prétendent limiter l'expression publique à la seule parole des 'médiateurs' et des 'marchands'. Je demande l'asile politique pour altern.org à tous les pays démocratiques. (cette requête n'est pas une figure de style, en espérant atterrir dans un pays chaud :-))

Valentin Lacambre...

Valentin Lacambre surfe à contre-courant et se ramasse pas mal de vagues dans la gueule. Pieter Casneuf, l'administrateur délégué d'un portail belge dont je n'ai pas envie de citer le nom, n'a pas autant de problème. Evidem-ment, pour luis, les choses sont simples :

" En réalité, nous fonctionnons comme un média pur : dans un premier temps, il s'agit de maximiser une audience, ensuite, de la segmenter, de l'homogénéiser, afin, in fine, d'attirer les annon-ceurs. "

Nous voilà prévenus.

Squat à Dijon. Bavure-expulsion-ouverture

Une compilation de quelques textes des habitant-e-s du défunt squatt de la rue Saumaise à Dijon.

Vers 21h15, dans la nuit du 20 au 21 mars, trois agents de police, prétextant un incendie dans les lieux, sont entrés sans frapper et sans mandat dans le squat de la rue Saumaise à Dijon (un immeuble occupé depuis octobre 1999). Les policiers ont pu constater d'eux-mêmes que cet "incendie" n'était qu'un brasero qui fumait. Les habitants de l'immeuble les ont reconduits à la sortie, indignés de leur entrée dans les lieux sans même sonner ni frapper. Le squatt était à l'époque en fin de procédure d'expulsion : les habitants craignaient que le prétexte de l'incendie ne soit utilisé pour les expulser (illégalement).

Malgré leurs constatations, les policiers appellent du renfort et les pompiers. Très rapidement, plusieurs véhicules de police investissent la rue et empêchent l'accès à l'immeuble. Les pompiers arrivent à leur tour, prêts à intervenir. Un rassemblement spontané mêlant sympathisants, voisins et curieux se forme.

Un habitant du lieu décide d'ouvrir la porte pour dialoguer et éventuellement permettre qu'un pompier puisse constater l'absence d'incendie. A peine a-t-il franchi la porte qu'il se fait traîner dehors par un groupe de quatre policiers qui le tabassent sauvagement pendant plusieurs minutes, devant témoins, sans avertissement et sans motif. Il sera ensuite emmené aux urgences du SAMU puis placé en garde-à-vue. Nous n'avons pu connaître le motif de son arrestation, malgré nos nombreux passages et coups de téléphone au commissariat.

Durant ses 36 heures de garde-à-vue, notre camarade a subi des pressions, menaces et intimidations physiques, dans le but de l'inculper et de disculper les quatre policiers tabasseurs. Le lendemain, un autre habitant qui se rendait au commissariat a été reconnu et à son tour placé en garde-à-vue : son chien aurait la veille mordu un policier pendant le tabassage.

Encore une fois, rien ne justifiait le tabassage et l'arrestation de nos deux amis. Les habitants de l'immeuble ne se sont pas montrés agressifs envers les policiers. Par contre, ils refusent que leurs droits fondamentaux soient bafoués (exemple : la viola-tion de leur domicile). Depuis déjà quelques mois, la répression s'est accentué contre les squatteurs et libertaires du quartier Jeannin. Voici en vrac ce que nous subissons : multiplication des contrôles d'identité, arrestations arbitraires de colleurs d'affiches, surveillance constante, insultes et har-cèlements des policiers et des patrouilles de nuit. Lors de ce qui a vraisemblablement été une tenta-tive d'expulsion illégale du squat, la police s'est montrée extrêmement agressive. Devant le SAMU, vingt policiers ont été déployés pour nous empê-cher de prendre des nouvelles de notre ami, et ont refusé de donner leur matricule, bien que la loi les y oblige. Ce geste n'est certainement pas anodin : il nous semble clair qu'ils étaient conscients de la gravité de leur action, et qu'ils cherchaient ainsi à se protéger de poursuites éventuelles. De plus, la pression psychologique exercée sur notre ami ten-dait à le dissuader de porter plainte et d'exprimer clairement ce dont il avait été victime. Cela s'est traduit, entre autres, par des " conseils amicaux " de ne rien tenter sur le plan judiciaire et par un in-terrogatoire en présence des policiers qui l'avaient tabassé.

Par la suite, les médias locaux, Bien Public en tête, se sont fait l'écho de la version policière des faits, montée de toutes pièces pour couvrir la " bavure ". Le squat expulsé, nous n'en continuons pas moins d'être victimes de la désinformation, de nous faire traîner dans la boue par les médias qui occultent notre version des faits - c'est à dire les faits tels que nous les avons vécus.

Nous faire passer pour des alcooliques agres-seurs de flics, c'est très pratique, surtout quand on cherche à justifier une bavure et une expulsion. Nous ne pouvons accepter le tableau caricatural que les médias brossent de nous, dans la mesure où notre action a justement visé, entre autres, à casser les clichés et préjugés concernant les squats et no-tre démarche en particulier.

Les articles mensongers du Bien Public à notre sujet ne sont pas restés sans réponse. Nous n'avons cessé d'expliciter nos actions et de rendre compte de notre actualité par le biais de communiqués de presse, qui ont été complètement ignorés. Nous avons adressé deux droits de réponse successifs au Bien Public, qui a refusé de les publier en se ca-chant derrière une montagne de faux prétextes et de raisons douteuses.

Les garants de l'ordre social voudraient nous voir pourrir dans des foyers miteux ou des loge-ments précaires, ils voudraient pouvoir nous intégrer à leurs valeurs pour mieux nous désinté-grer. Nous dénonçons la connivence des médias et de la police, et nous réaffirmons notre volonté d'en finir avec les clichés qui nous enferment dans des stéréotypes ridicules, et permettent de légitimer la répression.

Pour toutes ces raisons, nous voulons crier notre ras-le-bol de la police, de ses violences et de ses mensonges, des médias institutionnels et de leur complices dans la fabrication d'une réalité qui les arrange.

Quoi qu'il en soit, nous ne nous céderons pas ! Occuper des bâtiments vides correspond pour nous à un double besoin : d'un côté l'aspect pratique, car nous ne voulons pas vivre dans des cages à lapins, foyers ou autres logements précaires ; de l'autre, un aspect qui reflète notre pratique libertaire, en faisant de ces bâtiments vides des lieux d'expérimentation sociale. Nous voulons vivre autre chose. Le squat est l'expression concrète de nos aspirations politiques et sociales.

PS : un nouveau squatt a été ouvert rue Chevreul fin avril, la lutte continue.

Glou... Glou...

pour en finir avec le travail

L'album " pour en finir avec le travail " sorti en 1974 est un de ceux qui nous ont inspiré pour " 71-86-21-36 ".

Sa réédition a été l'occasion de quelques révélations quant aux véritables auteurs des chansons. Surprises !

Chronique dans Libération.

Les copains De-bord

A la faveur de la réédition de l'introuvable disque situ Pour en finir avec le travail, révélation de l'identité de quelques auteurs, masquée en 1974: Guy Debord, Vaneigem, Roda-Gil...

L'album, paru en 1974, introuvable depuis, était devenu un mythe : la seule trace discographique qu'ait laissée la mouvance situationniste, soit neuf chansons appelant toutes à une révolution violente, la plupart détournant un air connu, selon une des plus typiques pratiques du groupe situ (mais les chansonniers, en composant leurs chansons sur des airs en vogue étaient depuis toujours des situationnistes à la Monsieur Jourdain).

Depuis longtemps, les initiés se passaient le mot : la plupart des chansons de l'album étaient signées Jacques Leglou, compagnon de route des situs, mais certaines " anonymes " auraient été écrites soit par Guy Debord, ou par Raoul Vaneigem... On murmurait aussi le nom de Roda-Gil, plus connu aujourd'hui pour ses activités dans le Top 50 qu'en tant qu'anar (même si une romance comme Il neige sur le lac Majeur, chantée par Mort Shuman, fait allusion à une célèbre anecdote de la vie de Bakounine).

Leglou, devenu producteur. Plus besoin de jouer les analystes stylistiques pour "démasquer" les auteurs : pour cette réédition, les signatures sont accolées aux chansons. On retrouve sans étonnement dans la Java des bons enfants le laconisme sardonique de Debord, et dans la Vie s'écoule, le temps s'enfuit l'obsession temporelle récurrente chez Vaneigem. Le seul emprunt au passé est un anonyme daté de 1892, le Bon Dieu dans la merde, popularisé par Ravachol qui la chanta en montant à la guillotine... avant que le couperet ne l'empêche d'aller jusqu'au dernier couplet.

Vingt-cinq ans après, Jacques Leglou, qui fut la cheville ouvrière de Pour en finir avec le travail, reçoit à Paris, à la Butte aux Cailles, dans une jolie maison transformée en bureau. Aujourd'hui, il est exportateur de films français à l'étranger, producteur. Quand on croise son œil débonnaire, comment croire qu'il a pu signer des lyrics sanguinaires du genre " Les maquisards sont dans les gares / à Notre-Dame on tranche le lard "?

Les chansons de Debord. Fidèle au folklore situ, l'histoire commence par une exclu-sion: quand Leglou est éjecté de la Fédération anarchiste à la suite du Congrès de Bordeaux de 1966. On lui reproche d'avoir titré en une du Monde libertaire à la mort d'André Breton : " Deux grands malheurs pour la pensée honnête en France : André Breton est mort et Louis Aragon est toujours vivant ". De toute façon, lui et ses amis récusaient le Monde libertaire qui avait refusé des textes situs. Leglou fonde une Internationale anarchiste, et prend ses premiers contacts avec les situationnistes.

En Mai 1968, il participe au Comité pour le maintien des occupations (CMDO), créé le premier jour de l'occupation de la Sorbonne, où l'influence de Debord et de ses proches est signifiante. Pas-sionné de chansons, les événements l'inspirent : " Pour faire comme Jules Jouy pendant la Com-mune, j'écrivais une chanson par jour. En parlant avec Debord je me suis aperçu qu'il en avait aussi écrit beaucoup. Je lui ai présenté Francis Lemau-nier, un musicien qui venait des rangs libertaires, ils ont travaillé ensemble ".

" Prévert a beaucoup ri ". Vers 1972, sans aucune expérience, il décide de faire un disque avec tout ça. " On a enregistré quatre chan-sons, Pierre Barouh nous a prêté son studio. J'ai fait le tour des maisons de disques, personne n'était in-téressé. J'ai trouvé 100.000 F pour produire l'album. La législation d'alors était plus dure pour les détournements: il fallait l'aval de l'éditeur, de l'auteur, du compositeur. Brassens, Ferré, Moustaki ont refusé. C'est Lanzmann et Dutronc qui les pre-miers ont permis qu'on mette Paris s'éveille à notre sauce. Pour A bicy-clette, Barouh avait écrit le texte, alors ça ne posait pas de problème. Prévert a beaucoup ri de nos Feuilles mortes. Roda-Gil m'a laissé sa chanson sur les partisans de Makhno, il avait fait un passage au CMDO ". Etienne Roda-Gil aime à rappeler que cette chanson remonte à 1961 : " Elle était chantée par les anars de l'AIT. Elle contribuait à la lutte antifranquiste en l'identifiant à la lutte an-tistalinienne " (les deux chansons de Guy Debord remontent elles aussi à cette époque, ndlr). Ravi que ce souvenir de jeunesse réémerge, Roda-Gil raconte : " J'ai rencontré Alice (1), elle m'a dit : "On va ressortir le disque et là on va mettre ton nom". "

"Il est des filles à grenades". Pour enregistrer l'album, Leglou avait choisi des musi-ciens de l'Opéra, afin de casser l'image des productions gauchos avec de la musique au rabais. Leglou était ami de Pia Colombo, il aurait voulu qu'elle chante, mais elle était malade. Sur le CD, la voix féminine est toujours créditée " Vanessa Ha-chloum ", quand l'amateur reconnaît Jacqueline Danno. " Elle a eu peur devant les textes, c'était pas son public. On lui a trouvé son pseudo, Hachloum comme HLM ". Aujourd'hui, Jacqueline Danno s'amuse encore de ce pseudonyme : " C'était si drôle, j'ai préféré qu'on le garde sur la réédition. En fait, j'étais sous contrat avec une maison de disques qui n'aurait pas du tout apprécié... C'est la même histoire que pour le film Lola : Jacques Demy m'avait demandé de chanter la chanson du film. C'était difficile, la scène avait déjà été tournée, je devais chanter en suivant les lèvres d'Anouk Ai-mée.

J'étais sous contrat à cette époque, le disque est sorti dans une autre maison, sans mon nom. Récemment j'ai vu un CD avec la chanson de Lola où il y a écrit "avec la voix d'Anouk Aimée !" "

La voix masculine, c'est Jacques Marchais, fleuron de la chanson Rive Gauche (prix Charles-Cros 1966) (2) qui n'avait jamais connu les honneurs du laser. " Je crois que Leglou est venu me chercher à la Contrescarpe, où j'ai chanté jusqu'en 1968. Je lui disais toujours "pour qui sonne Leglou !". Les textes m'ont tout de suite amusé. Il devait y avoir un second volume, et puis cela ne s'est pas fait. J'avais déjà travaillé quelques titres. Je me rappelle d'une "anarseillaise", ils avaient détourné Gatztibella, le poème de Hugo chanté par Brassens. Au lieu de "Il est des filles à Grenade" ça commençait par "Il est des filles à grenades / Il en est d'autres à bazooka" ". Après ce disque, Jacques Marchais se met à écrire ses pro-pres chansons, qu'aujourd'hui encore des groupes bretons interprètent. Il a adapté la comédie musicale Cats en français, et puis " j'ai essayé de gagner ma vie en faisant des doublages, des dessins animés, de la pub: j'ai été la voix du capitaine Igloo, j'ai fait beaucoup de gros chiens ".

" Critique délirante ". Fin 1973, le disque enregistré, Leglou en écrit les notules avec Guy Debord. Certains amis de 1968 sont devenus des ennemis, depuis que l'Internationale situationniste a scissionné l'année d'avant. On garde leurs chansons mais, pour les initiés, la notule sur la chanson de Vaneigem, qui fait allusion à son pseudonyme d'alors de " Ratgeb " sent le règlement de comptes. Le disque paraîtra sans nom, sauf celui de Leglou, et on brouille les pistes : " Pour la Java des bons enfants, on a attribué la chanson à Raymond Caillemin, le vrai nom de Raymond la Science, un membre de la bande à Bonnot; depuis, l'information a été reprise par des historiens "sérieux" "

Leglou propose le bébé chez RCA. " Ils ont sorti 3500 disques, 500 cassettes. La critique était délirante : Delfeil de Ton nous encensait, le Monde me comparait à Renaud... La Fnac nous avait mis à l'entrée, en vue sur des pyramides. Tout s'est épuisé en quatre mois. Je suis revenu pour un autre tirage, mais entre-temps ils avaient vraiment écouté les textes : c'était devenu hors de question ". C'est en ap-prenant le prix qu'atteignait aujourd'hui cet album aux puces, que Leglou a voulu le rééditer. " Quinze boîtes ont refusé. Finalement, j'ai appelé François Dacla à EPM : Il m'a dit: "Viens tout de suite !" Il était PDG de RCA en 1974 ! Mais cette fois, j'ai tenu à mettre le vrai nom des auteurs ".

Propos recueilli par H. Hazera

(1) Alice Becker Ho, signataire d'une des chansons de l'album, est la veuve de Guy Debord. Ni elle ni Vaneigem n'accordent d'interviews.

(2) Sa discographie comprend une douzaine de 33 tours, dont le mythique On a chanté les voyous chez Vogue, à partir d'un répertoire de chansons de taulards de la belle époque. A lire : Lipstick Traces de l'Américain Marcus Greil (éd. Allia) sur la petite histoire des situationnistes, même s'il n'évoque pas cet album. Et aussi Enragés et situationnistes dans le Mouvement des occupations, René Viénet, Gallimard.

On a lu ça...

A L'ARRACHE #2 : feuille d'infos - 4 pages A5 bien tassées. " Des news, des conneries, et des machins plus sérieux mais pas d'interview car il faudrait pour ça que les groupes répondent au courrier " qu'il dit. J'ai trouvé les news, pleins de contacts de groupes, pleins de chroniques de zines, j'ai trouvé un machin plus sérieux sur la violence et la politique, j'ai pas trouvé de conneries, j'ai peut-être pas tout compris. Quant aux groupes qui ne répondent pas au courrier, c'est même pas vrai. Il faudra pourtant que je plonge un jour dans la pile de courrier en retard pour une rafale de " désolé, mieux vaut tard que jamais, ... ". J'espère que les victimes de notre paresse ne nous en veulent pas trop. [Sébastien Maucotel, 176 avenue de la libéra-tion, F 54000 Nancy]

RIEN A PERDRE #2 : feuille d'infos anarchopunk - 8 pages A5. L'édito s'excuse de quelques mois de silence depuis le #1 par manque de motivation. j'espère que ça va mieux et que le #3 est sorti ou en route. C'est écrit à la main sans préten-tion, comme une lettre à un copain, et ça se lit d'une traite, j'en redemande. Récit-chronique des portes ou-vertes de début octobre 99 aux Tanneries à Dijon et du passage à Lingolsheim de la tournée du groupe amérindien Blackfire. Réflexions-interrogation en vrac sur le féminisme et autres luttes partielles. Une interview du groupe allemand Kettenreaction. Et bien sûr, des chroniques de K7 et CD. [Gonzo c/o Sept 68, BP2053, F 68059 Mulhouse cedex]

LE PETIT SID #17 : zine - 20 pa-ges A5. Plus ska que d'habitude. Interviews de Timides!, des Kargol's et de Malarians, news, chroni-ques et concours. Et en parallèle, la boutique du Petit Sid, où vous trouverez de tout, en particulier du Bi-namé et du Slugs pas plus cher que chez nous. [Le Petit Sid, 2 boulevard du Rousillon, F 11100 Narbonne]

SANG SURE ! #4 : zine d'infos HxC punk Ska Oï - 20 pages A4. Le contenu n'est pas très hardcore mais plutôt punk-rock français. Agenda de concerts (punk sud de la France pour résumer) et rubriques habituelles : interview (Gilbert et ses Pro-blèmes, groupe punk-ska des environs de Montpellier), chroniques de distros (featuring Aredje), assos, zines, skeuds. Deux pages sur le ma-riage du punk et de la politique, intéressant et illustrés, tout en étant très simple. Plus des dessins, des paroles de chansons et une liste de salles et d'organisateurs de concerts (punk rock ou assimilé). Et enfin une recette assez détonante. [Quartier St-Victor, Route de Charleval, F 13410 Lam-besc]

Klub Radi-kal...

" Bonjour à tous/tEs,

Le 6 mai 2000, dans les rues de Bruxelles, la Lesbian & Gay Pride passera à grand renfort de fric allongé par des boîtes munies de chars conduits par des chauffeurs payés, et chevauché par des go-go dancers hyper body-buildés derrière lesquelles se cachent quelques assos subsidiées.

Nous, queers, lesbiennes, homos, garçons sensibles, tantes fauchées, libertaires pro-féministes, flamands et wallons, organisons la caravane du désordre des désirs, pour ne pas laisser vides les espaces de rencontres et de discussions.

Le défilé démarre à 13h du marché aux pois-sons.

Le lendemain, une grosse soirée Klub Radikal en soutien au Kollectif L.D.A. Radikal est organisée au Magasin 4 dès 18h. On vous attend nombreux/Es. Suivez le drapeau rose et noir et joi-gnez-vous à nous. "

le_klub_radikal@caramail.com

Nos con-certs...

Vendredi 5 mai - 21h - VISE (B)

René Binamé + Area 51 + Elvis Metal au Café-Concert Le Cap-Vert (avenue Roosevelt). Infos chez Denis au 04-379.38.24.

Samedi 13 mai - 20h30 - ATH (B)

René Binamé au café Le Télégraphe (pile en face de la gare, inratable). Paf : 100 boules. Infos au 068-28.20.16.

Sam 20 mai - 18h - ST-PIERRE-DU-CHEMIN (F 85)

René Binamé au Festival Against the System au lieu-dit "La Marzelle" (parcours fléché au départ de Saint-Pierre). Infos au 06.63.11.17.25.

Vendredi 19 - 18h - 60 FF : Necrophages + Hemp Faces + Les Né-vrosés + Les Perfusés + Doctor Blood + Die Nakse Bananen + DOA.

Samedi 20 - 15h - gratos : Abject Boils + Durango + Cap'tain igloo.

Samedi 20 - 18h - 60 FF : René Binamé + Scrim Shankers + Totem + Craft + Nevrotic Explosion + Steroïds + Affected Seal.

Infos pratiques : 60 FF par jour, forfait 2 jours à 100 FF - Stand bouffe à toutes heures - P'tit dèj - Possibilité de camping gratuit sur place. Saint-Pierre-du-Chemin se trouve quelque part entre Fontenay-le-Comte, Bressuire, Chantonnay et Parthe-nay.

Vendredi 26 mai - 21h - CERFONTAINE (B)

Les Slugs au café L'Eau d'Heure. Gratos.

Samedi 27 mai - 16h - FLERON RETINNE (B)

Les Slugs (vers 18h) + 98% + Chili Pompon Pee + Hero-In + Quan-tum + Seismic + The Virus + Just my life + Guernika + Biosfear + Brainscan au Centre de loisirs et de sports (au pied du terril). Gratos. Infos : 075-61.65.58 (Christian)

Vendredi 2 juin, AUBANGE (B)

René Binamé + No Fuzz, au "Ride & Roll" dès 21h.

Samedi 5 août, MARCHE-EN-FAMENNE (B)

HOP FESTIVAL avec René Bi-namé... confirmation définitive et précisions ultimes quant au lieu exact et aux autres groupes... plus tard...


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